Hommages et rétrospectives
Explorer sans cesse toute l’histoire du cinéma, mettre en scène celle-ci, lui donner un sens, partir à la recherche d’artistes ou de continents peu connus, telle est l’ambition des programmations de films à la Cinémathèque française. Bénéficiant de ses collections rares et d’un accès privilégié aux archives du monde entier, elles alternent ainsi les hommages aux grands cinéastes par la présentation de l’intégrale de leur oeuvre, aux grands acteurs ou collaborateurs artistiques du cinéma avec des rétrospectives nationales ou thématiques. La présentation des classiques et chefs d’oeuvre reconnus y côtoient la volonté de montrer, raretés et curiosités diverses, courts métrages, films muets avec accompagnement musical, films classiques et contemporains, bis ou expérimentaux.
La Cinémathèque française est le lieu de tous les cinémas. Et elle vous propose, de fin août à novembre 2009, les rétrospectives suivantes :
Du 25 août au 10 octobre 2010 Le prince de la comédie américaine. Il nait à Berlin en 1892 et débute comme acteur au cabaret et au théâtre, il rentre au studio Bioscop comme acteur et scénariste Il réalise son premier film en 1914. Aux comédies succèdent des films à gros budget comme Les Yeux de la momie ou La Du Barry. Il part à Hollywood en 1922 et signe à nouveau des œuvres ambitieuses mais aussi et surtout des comédies. Avec le parlant il devient d’ailleurs, le maître inégalé de fantaisies comme Sérénade à trois, Haute Pègre, To Be or not To Be, La Folle Ingénue. Chassés-croisés amoureux, Vaudevilles, satires politiques et sociales, réjouissant immoralisme, science infinie du gag et de la situation se mêlent ainsi dans une œuvre où la sophistication est parfois effleurée par une élégante vulgarité.
Du 1er au 20 septembre 2010 Une des cinéastes les plus originales du cinéma français contemporain. Depuis son premier film, adapté de son propre roman, Une vraie jeune fille en 1976 jusqu’à Barbe Bleue en 2009, Catherine Breillat n’a cessé d’interroger les relations entre les hommes et les femmes conçues comme un affrontement où le désir se conjugue avec l’hostilité, l’attraction avec la répulsion. Le cinéma de Breillat remet radicalement en cause les clichés qui conditionnent au cinéma la représentation des rapports entre les sexes pour en délivrer une image crue, vraie, dans des films comme Tapage nocturne, Romance X, Anatomie de l’enfer ou Une vieille maîtresse. Elle a su également décrire avec une acuité singulière les troubles des adolescentes dans 36 fillette et A ma sœur ! A l’occasion de cette rétrospective nous découvrirons, en avant-première, le nouveau film de Catherine Breillat, La Belle Endormie.
Du 22 septembre au 11 octobre 2010 Vingt ans après sa disparition, Delphine Seyrig laisse le souvenir d’une personnalité riche, multiple, combative, ouverte à diverses expériences. A la fois actrice, réalisatrice et militante, elle fut l’icône d’une certaine modernité cinématographique dans les films d’Alain Resnais (L’année dernière à Marienbad, Muriel), de François Truffaut (Baisers volés), de Marguerite Duras (India Song, Baxter, Vera Baxter) ou de Chantal Akerman (Jeanne Dielman, 23 Quai du commerce, 10800 Bruxelles). Son jeu non naturaliste, sa voix si particulière en feront un symbole unique d’élégance et de distinction. Elle s’associera par ailleurs au combat pour la cause des femmes et a réalisé le film Sois belle et tais-toi et a participé à la réalisation de Maso et Miso vont en bateau et Scum Manifesto, tous deux cosignés par Carole Roussopoulos.
Du 6 octobre au 22 novembre 2010 Dans la cadre de l’exposition Brunes/Blonde seront présentés une cinquantaine de films dans lesquels le motif de la chevelure est plastiquement ou scénaristiquement présent. Les chefs d’œuvre indépassables de l’histoire du cinéma côtoieront parfois des films plus rares ou des perles de série B
Du 8 au 10 octobre 2010 A l’occasion de l’exposition de ses œuvres photographiques organisée par le Musée d’Art Moderne de Paris, la Cinémathèque accueillera Larry Clark et remontrera l’intégralité des films réalisés par lui, de Kids à Wassup Rockers en passant par Bully ou Ken Park. Son œuvre cinématographique témoigne d’un regard chaleureux, sensuel, âpre parfois, sur l’univers des adolescents américains.
Du 13 au 31 octobre 2010 La grande révélation du cinéma américain des trente dernières années. David Lynch a inventé un univers autonome et onirique, étrange et angoissant, teinté de surréalisme. Homme aux multiples talents (peintre, musicien, photographe), il bouleverse la fiction cinématographique hollywoodienne en subvertissant les conventions par des audaces narratives et plastiques sans précédents. Après l’expérience, un brin traumatisante, d’
Eraserhead,
Elephant Man revoit avec distance et empathie les récits de monstres,
Blue Velvet,
Sailor et Lula,
Lost Highway et
Mullholland Drive subvertissent les conventions en transformant la réalité en un monde ésotérique et mystérieux, séduisant et inquiétant, traversé par des forces occultes et des mouvements souterrains. Le cinéma de Lynch est un univers mental, une plongée au cœur de la psyché humaine qui n’a pas d’équivalent aujourd’hui.
Du 20 octobre au 7 novembre 2010 Hommage au critique et cinéaste Jean-André Fieschi, disparu il y a un an, réunissant des films qu'il a réalisés et des films qu'il a aimés.
Du 3 au 22 novembre 2010 Son premier long métrage,
Le Silence de la mer, adaptation d’un roman publié clandestinement durant l’Occupation, tourné hors de tout cadre corporatiste, secoue le cinéma français en 1947. Cocteau lui demande d’adapter
Les Enfants terribles, un an plus tard. La façon dont il filme les rues de Paris dans
Bob le flambeur en 1955 en fera un des parrains de la Nouvelle Vague. Il s’y affirme aussi comme un peintre du Milieu, témoignant d’un goût pour le monde des truands et des policiers. Considéré dès lors comme un maître du cinéma policier, il est l’auteur d’un cinéma qui, avec des titres comme
Le Doulos,
Le Samouraï,
Le Cercle rouge et
Un flic est moins une relecture maniériste et mélancolique des codes du film noir qu’une mise en scène de ce qui semble être de secrets rituels masculins. Un ouvrage collectif publié par les éditions
Yellow Now paraitra au moment de la rétrospective.
Du 10 au 21 novembre 2010 Hommage à la comédienne et réalisatrice, vingt ans après sa mort, mêlant les films qu'elle a réalisés et une sélection de titres importants dans lesquels elle apparaît.
Du 17 novembre au 29 novembre 2010 Créée en 1922, la société Albatros a produit des films réalisés par des Russes exilés à Paris mais aussi des œuvres de grands cinéastes français. Une dizaine de restaurations effectuées par la Cinémathèque Française seront présentées
La Cinémathèque française poursuit une anthologie de courts métrages qui sont devenus soit des classiques, soit des passerelles entre générations d’auteurs, soit des films témoins de leur époque.
Une exploration mensuelle du cinéma français de 1930 à 1950 à travers des oeuvres extrêmement rares dont beaucoup n'ont pas été vues depuis leur sortie. Les copies sont puisées principalement parmi les trésors des AFF et du dépôt légal du CNC, mais également dans les collections de la Cinémathèque. Ces séances ont lieu le dernier jeudi du mois, elles comprennent toutes un long et un court métrage.
Depuis une dizaine d'années, un vendredi sur deux, les doubles programmes "cinéma bis" sont devenus un rendez-vous incontournable des amateurs de séries B et Z et continuent d'attiser la curiosité des spectateurs attirés par les films hors norme, étranges et excentriques, exhumés de l'oubli par les nouvelles générations de cinéphiles.
Le dimanche à 11h sont proposées des œuvres contemporaines novatrices, singulières, souvent passées trop vite dans les salles et dont l’importance justifie aisément une nouvelle occasion de les voir sur grand écran. Certaines projections sont présentées par les cinéastes.
Pour sa 9e édition (saison 2009-2010), la Cinémathèque française poursuit, depuis 2001, son travail de mémoire sur les courts métrages qui ont marqué l'histoire du cinéma soit en devenant des films cultes ou classiques, soit des documents témoins de leur époque, soit des passerelles entre générations d'auteurs.
La Cinémathèque française présente une sélection de classiques et de chefs d'oeuvre de l'histoire de cinéma afin de faciliter l'acquisition rapide et ludique d'une culture cinématographique de base, et d'affirmer perpétuellement le génie des grands artistes du cinéma.
Le 21 mai 2010 À la lignée des histoires expérimentales du cinéma illustrées entre autres par Al Razutis, Gustav Deutsch ou Jean-Luc Godard, s’ajoutent désormais les initiatives poétiques tout aussi brillantes de deux artistes : la très internationaliste Catherine Libert, cinéaste belge installée en France qui travaille sur le cinéma indépendant italien, avec l’aide de Stefano Canapa ; et Kerry Laitala, « media artist-archaeologist » (selon ses propres termes) américaine qui consacre une oeuvre sensuelle et irradiante, inspirée par la plastique des lanternes magiques, aux origines du cinéma.
Le 9 juillet 2010 Les songes d'une nuit d'été. Carte blanche à Frédéric D. Oberland «
D’autres artistes-cinéastes, musiciens, poètes dont l’approche originale et radicale a guidé ou influencé mon travail, viendront projeter, jouer, performer, et transformer la salle Franju en «labyrinthe le mieux fait pour y retenir les voyageurs». » (Frédéric D. Oberland)
Les 10 et 11 juillet 2010 Les étés de la Danse 2010 : Flamboyante Russie. Hommages à Georges Balanchine et Rudolf Noureev
La Cinémathèque française présente une sélection de classiques et de chefs d'oeuvre de l'histoire de cinéma afin de faciliter l'acquisition rapide et ludique d'une culture cinématographique de base, et d'affirmer perpétuellement le génie des grands artistes du cinéma.
Du 10 septembre au 19 novembre 2010 L'œuvre de Lech Kowalski, formé à l'Ecole d'Arts Visuels de New York, assistant de Shirley Clarke puis de Nam June Paik, accomplit l'idéal d'un cinéma populaire, c'est-à-dire par et pour le peuple, recueillant les manifestations emblématiques de l'énergie expressive en fusion que libèrent les colères, les désirs et les désespoirs contemporains...